«Il devient de plus en plus important pour l’architecte d’agir sur deux plans : produire peut-être de l’architecture, mais également se rendre indépendant de la production pour tenter de comprendre, au niveau le plus élémentaire, ce qui se passe dans le monde et comment certains phénomènes affectent l’architecture»
Rem Koolhaas, Face à la rupture, in Deux conversations avec Rem Koolhaas et caetera, François Chaslin, p.102.
«Un marché a été créé pour tout, et tout est devenu un marché possible. Il y a un marché pour le sexe, pour le crime, pour les drogues (appelé coffee-shops), pour la mort (appelé euthanasie), pour l’argent (appelé subventions), pour la nostalgie (appelé Histoire) et pour l’architecture (appelé Rem Koolhaas)».
Matthijs Bouw et Joost Meuwissen repris de Mart Stam’s Trousers par Valéry Didelon dans La conspiration du réel, in Le Visiteur, automne 2001, p.152.
«Junkspace est post-industriel: il rend incertain le lieu où vous êtes, il obscurcit celui vers lequel vous allez, il démantèle celui où vous étiez. Qui êtes-vous ? Vous pensiez pouvoir ignorer Junkspace, le visiter subrepticement, le traiter avec des airs de condescendance ou l’aimer par procuration… Parce que vous ne pouviez pas le comprendre, vous en avez jeté les clefs. Mais maintenant, c’est votre propre architecture qui est contaminée, qui est devenue lisse à son tour, inclusive, continue, pervertie, animée…»
Rem Koolhaas: Junkspace (texte original): in Mutations, catalogue de l’exposition, Bordeaux, éditions Actar & Arc-en-rêve, 2000, p.756.
«Not only architecture, but also urban planning, landscape architecture and every other discipline that contributes to the design and layout of the physical environment have to deal with the issue of what the experience economy means for them. Independent of the physical and technological environment that make the city, there is the aura, the power of packaging»
Studio Sputnik: Snooze, Immersing architecture in mass culture, éditions NAi Publishers, Rotterdam, 2003, p.13.